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samedi 10 mai 2014

Les YouPubeurs !

Bonsoir chers lecteurs et chères lectrices ! Après une absence plus qu'abusée due à mon activité qui me permet de survivre en ce bas monde (et accessoirement, due aussi à une putain de bronchite alien incurable !), me revoilà avec un nouvel article consacré à ceux que j'appelle les YouPubeurs !

Barbarisme né de mon esprit tortueux, ce terme désigne en fait comme vous l'aurez sans doute remarquer des YouTubeurs qui ont consacré une partie de leur activité à la publicité. Jusque là rien d'original, mais leur point commun est qu'ils traitent de la publicité dans l'univers vidéo-ludique c'est à dire les jeux vidéos. C'est donc avec leur style et leur format d'émission que ces joyeux drilles se plaisent à critiquer certains spots publicitaires, à nous informer sur les techniques et autres trafics d’influence, ou encore à nous replonger dans l'univers de notre enfance (pour ceux dont les années 1980, joyau du style capillaire, sont synonymes de point de départ de leur vie).

Laissez moi vous présenter ces individus que vous connaissez peut-être déjà (certains tournent à plusieurs millions de vues). Vous remarquerez que ma liste n'est pas exhaustive, j'ai sélectionné ceux qui selon mon avis, reflètent le plus l'objectif du blog et surtout, ce sont ceux que je préfère ! (et bim !).


1. YouPubeur en approche : Benzaie alias Benjamin Daniel de l'émission Hard Corner. Son truc : Montrer et commenter les versions collectors des jeux en suivant l'actualité mais aussi des consoles rétro (Nes, Mastersystem ou encore Neo Geo...). Le tout enrobé d'une personnalité complément déjantée donnant à l'émission un rythme dynamique et super fun. Bon visionnage !




2. YouPubeur(s) suivant : Les gars du feu 3615 Usul, je veux parler de Usulmaster et de son célèbre acolyte Dorian Chandelier (dit le "p'tit gros"). Anciennement chroniqueur sur jeuxvidéos.com  (du moins pour Usul qui a décidé de se lancer en solo), ce duo présente au travers de rapides chroniques sans langue de bois (5 min environs) et au travers de thématiques assez généralistes l'évolution de l'univers vidéo-ludique. Aujourd'hui, Usul poursuit en freelance via le système de crowdfunding "Tipeee" une chronique nommée Mes Chers Contemporains. Quant à Dorian, il anime une émission sur jeuxvideos.com nommé Merci Dorian.





3. Voici les derniers YouPubeurs  : Le Joueur du Grenier (JDG pour les intimes), alias Fred Molas et son compère Seb Rassiat. Ces deux catalans ont repris le concept américain de critique de jeux vidéos rétro tiré de The Angry Video Game Nerd. Adapté à leur sauce et incluant leurs codes et leurs styles, ils sont devenus les incontournables dans leur domaine et leur file d'attente durant les conventions mesure, parait-il, près de 3 km de long...





Et voilà, c'est déjà fini ! J'espère que vous vous serez bien marrés et que ces vidéos vous auront montré d'autres clichés et autres manœuvres absurdes (flippantes ???) des créatifs d'hier et d'aujourd'hui. L'univers des jeux vidéos n'est en rien épargné et j'ai préféré laisser la parole à des experts en la matière pour aborder ce segment de produits.  Je vous retrouve bientôt pour un nouvel article de "pub moderne". A+ les loulous !

samedi 15 mars 2014

Le placement produit

Pour ce dixième article, je vous propose chers lecteurs et chères lectrices un petit dossier sur une pratique publicitaire très connue et très usitée aujourd'hui, je nomme : Le placement produit ! (Ok c'était pas dur de deviner, c'est comme le Port-Salut, c'est marqué dessus...).

Petit dossier oui car je ne pourrais hélas m'étaler sur une dizaine de pages (dixième article, dizaine de pages... ok ? bon poursuivons...), sous peine de vous endormir sur votre ordi tant le sujet est vaste. J'essaierai donc d'écrire l'essentiel car l'essentiel est dans Lactel ! Et paf !!!! Vous l'avez vu le placement produit ?

Pour ceux ou celles qui auraient encore du mal, voici une brève définition* :

*Définition CSA

"Toute forme de communication commerciale audiovisuelle consistant à inclure un produit, un service ou une marque ou à y faire référence, en l'insérant dans un programme, moyennant paiement ou autre contrepartie."



Autrement dit, le placement produit c'est ça :

Les marques s'introduisent ainsi dans le quotidien de nos créations audiovisuelles préférées, tant et si bien qu'il devient rare de ne plus être sous influence. Tout y passe : Ordinateur, alimentaire, boisson, voiture et j'en passe... L'objectif étant double :
  • Pour l'annonceur (celui qui fait la pub), cette technique permet d'augmenter la capacité des individus à se souvenir de la marque dans la mesure où nous sommes disponibles pour la recevoir (comme l'expliquait si élégamment Patrick Lelay, ex PDG de TF1).
    Ainsi, nos barrières psychologiques étant réduites, nous accordons plus d'importance à ce que nous voyons et entendons. Conjugué au fait que bien souvent le placement produit concerne un des acteurs phare du film et/ou de la série et là c'est banco ! Les fans en voulant s'identifier à leurs stars préférées consommeront la marque en question, les plaçant ainsi dans un état affectif positif vis-à-vis de celle-ci. C'est comme cela que de nombreuses personnes achetèrent le téléphone Nokia 8110 à clapet coulissant de Néo dans Matrix suite à sa sortie au cinéma.
  • Pour le receveur, l'avantage reste le pognon qu'il va recevoir pour diffuser la (les) dite(s) marque(s) en question. Plus la marque est connue, plus ça chiffre. Plus l'objet est manipulé, cité, montré, plus ça chiffre. Parmi les quelques infos web des gens qui osent parler pognon, on estimerait entre 10 000 et 60 000 $ LA diffusion ! Autant vous dire que ce système permet de financer pour partie l'oeuvre audiovisuelle.

La technique presque séculaire (son origine audiovisuelle remonterait à 1919 avec le film "Le garage infernal" de Roscoe Arbuckle) est aujourd’hui bien rodée car elle ne se limite plus aux films ou aux séries,  mais également aux jeux vidéos. 


Si on prend l'exemple de l'image ci-contre, nous pouvons voir que le jeu HALO 4 est largement sponsorisé par Doritos et MTNDEW ce qui ravi visiblement le journaliste. Trêve de plaisanteries, ce que vous avez en face de vous est l'illustration du Doritosgate, sombre affaire qui porta l’opprobre sur certains journalistes de jeux vidéos car ces derniers auraient offert une PS3 à tous ceux qui auraient retwitté un message publicitaire (du jeu en question...). Bel exemple des limites du placement produit ou quand les journalistes, producteurs, réalisateurs se prostituent aux marques dans le simple espoir de faire du blé (Oui parce-qu'il n'y a pas que le riz et les pâtes dans la vie !), ou de gagner quelques avantages (voyages, avant-première, exclusivité ou cadeaux divers et variés).

J'aurais pu dire aussi les bloggers, car oui nous aussi sommes victimes (consentantes ?) du placement produit. Combien de mes homologues (copinautes) bloggers organisent des concours, vantent les mérites de marques ou autres produits dans le simple espoir d'être invité (oui je suis l'ELU(E) !!!! ) à des soirées (ben doudou, tu viens plus au soirées ???), de recevoir des produits gratos (pour les revendre, oui ma p'tite dame y a pas de petits profits...) ou encore de faire des VUES !!!! 
"Jaloux !!!!" me direz-vous. Point du tout, ce sont juste les faits et la loi du placement produit. Quand certaines personnes (bloggers, youtubers...) rassemblent des dizaines de milliers d'internautes, quoi de plus normal que ces derniers intéressent les marques. C'est de la pub low-cost pour eux !

Ce que j'aimerai c'est que chacun puisse avoir conscience qu'à un certains moment, les internautes (qu'ils soient plus ou moins connus) possèdent un pouvoir de négociation dont ils ne se rendent pas compte, et que servir de toutous aux industriels n'est pas une fin en soi. Internet est stupéfiant car il remet en cause les bases du pouvoir vertical. Le partage d'idées, d'infos rend les relations plus horizontales et à un certains niveau, le placement produit se doit d'être mûrement réfléchi.  D'ailleurs, certains films sont connus pour leur "fail" magistral concernant l'utilisation de cette technique. Qu'est-ce-qui comptait le plus au final, le film ou la pub induite ? Le résultat devenant ainsi assez ridicule...


La grande boucle (2013)
Seul au monde (2001)






















Bref, comme tout doit avoir une fin et que le fin du fin c'est Plantafin, je laisse le dernier mot à Wayne, qui a su tourner en dérision cette pratique déjà décriée en son temps :




Pour aller plus loin :
http://www.csa.fr/Television/Le-suivi-des-programmes/Les-communications-commerciales/Le-placement-de-produit
http://www.placementdeproduit.com/qu-est-ce-que-le-placement-de-produit/les-4-types-de-placement-de-produit/
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/culture/cinema/placement-de-produit-au-cinema-le-pire-et-le-meilleur-en-images_1261301.html?p=11#content_diapo
http://www.canardpc.com/pdf/DoritosHW.pdf

samedi 25 janvier 2014

Alea Acta Est !


Cette semaine, point d'analyses mais plutôt de l'information en bonne et du forme. Peut-être certains d'entre vous sont déjà sensibilisés au récent remue-ménage qui a touché la YouTube sphère concernant le coup de tournevis donné pour  protéger les droits d'auteur.

Pour ceux ou celles qui auraient raté le début, petit flash-back :

Jusqu'à ce jour, quiconque qui voulait faire joujou sur un site diffuseur de contenus vidéos était libre de le faire conformément à la logique de l'Internet et de la libéralisation de la culture. L'utilisation de contenu ne lui appartenant pas était toléré du moment où cela ne portait aucun préjudice. Mais de sombres nuages arrivèrent sur la toile....

  • Le projet ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) signifiant "Les Accords Commerciaux contre la Contrefaçon" visait à un renforcement des contrôles des contenus du web pour censurer ceux qui ne respecteraient pas les droits d'auteur et les exposant non seulement à la censure mais aussi à des sanctions pénales alourdies. Ce traité rassemblant 37 pays parmi les pays développés (dont les 27 de l'UE), on aurait assisté à une censure internationale sans que les populations n'aient à dire un mot. Fort heureusement le Parlement Européen a rejeté ce projet le 4 juillet 2013, garantissant ainsi temporairement notre liberté d'expression sur la toile.

  • La nouvelle politique de YouTube : Plus question aujourd'hui de créer des vidéos et surtout d'en être rémunéré (via le système de monétisation, démarrez la vidéo à 3.21), si vous utilisez des musiques, d'autres extraits vidéos (film, jeux...) pour lesquels vous ne vous êtes pas acquittés de ces fameux droits. Bien évidemment le système de contrôle sera beaucoup plus renforcé pour ceux qui ont un public important que pour les néophytes. Le résultat : Censure de la vidéo (retrait = tu sors !) ou alors maintient de la vidéo mais plus question de gagner du fric avec, fric qui partira directement dans les mains des ayant droits.

Autant vous dire que tous les let's players ou autres vidéastes gamer sont particulièrement touchés car utilisant quasi-exclusivement du contenu tiers. Mais la pub dans tout ça ? Tonton, tu divagues pas un peu là ???
Ben non, justement ! Toutes les personnes qui font des vidéos en amateur, et en particulier des vidéos de jeux, contribuent à leur manière d'en faire la promotion, en bien ou en mal. Pour beaucoup, leurs revenus sont aussi composés d'une part lié aux messages publicitaires d'avant vidéo. Donc si une vidéo est censurée = pas de vues = pas de pubs = pas de revenus = plus de youtubeurs !

Et c'est là que le bas blesse car Internet a permis cette libéralisation et cette démocratisation de l'information qui fait que nous ne sommes plus tributaires de TF1 ou de toutes autres chaînes d'infos franchement bien orientées. Mais plus que l'info, le web donne un accès direct à la culture ou du moins à plein de cultures ! Et sous prétexte qu'un élément servant à étayer une idée ne soit pas de nous, on efface tout. Je regrette, on nous assassine les esgourdes avec les histoires de cul de notre cher Président (qui soit disant n'a pas le droit à une vie privée étant un personnage public) mais quand quelqu'un expose publiquement du contenu, celui-ci serait alors privé ? Balivernes !


C'est donc la liberté d'expression et l’accès inconditionnel à la culture qui est placé sur l'autel des sacrifices au nom d'une financiarisation mafieuse des droits d'auteur. Je devrais moi-même fermer ce blog puisque mes analyses et autres critiques se font sans aucune autorisation préalable (et encore heureux nom d'un chien !). Même si la pub est souvent jugée invasive (à juste titre), elle fait pourtant parti à mon avis d'une culture qui lui est propre, révélatrice de l'évolution des tendances des sociétés qu'elle promeut. Et c'est pourquoi elle, comme tout le reste, doit rester libre !



Pour en savoir plus :
http://www.laquadrature.net/fr/ACTA
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_commercial_anti-contrefa%C3%A7on
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/droits-d-auteur-comment-youtube-se-met-a-dos-ses-plus-fideles-utilisateurs_420302.html
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2013/12/12/01007-20131212ARTFIG00498-droit-d-auteur-youtube-change-les-regles-du-jeu.php